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Je me propose de mettre mes compétences et mes connaissances en communication publique et politique aux services de votre institution et de votre image de marque. Mon jeune, mais pas moins entraîné, regard a été éduqué dans notre société et peut vous aider à en déceler les rouages.

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Quelques articles en batailles, de l\'art, de l\'actualités et d\'autres choses qui m\'ont donné l\'envie de communiquer.

L’émission Stud’Actu de Radio Campus Lorraine accueille OUTCH!

Mardi 6 février 2018, Clara Fagot-Revurat, trésorière de l’association OUTCH!, et Charlotte Morel, membre très actif, ont été invitées à venir présenter notre démarche dans l’émission Stud’Actu de Radio Campus Lorraine. Vous trouverez le podcast à la fin en bas de l’article.

Radio Campus Lorraine c’est quoi ?

Radio associative, étudiante, culturelle et lorraine, Radio Campus Lorraine est née en août 2012. Elle diffuse depuis sur son site internet et sur le 99.6 FM à Nancy et 106.1 à Metz.

Radio Campus Lorraine c’est plus de 100 bénévoles, 5 volontaires services civiques et 2 salariés depuis septembre 2016. C’est aussi un Conseil d’Administration de 9 personnes qui permet à l’association de tourner au quotidien. Implantée à Nancy et à Metz, le but est de couvrir tous les campus délocalisés de Lorraine afin de toucher l’ensemble des 73 000 étudiants en Lorraine.

Radio locale avant tout, Radio Campus Lorraine vous informe des événements culturels et étudiants qui se déroulent au quotidien près de chez vous ! Elle se déplace également sur tout le territoire lorrain pour relayer ces événements.

À propos de OUTCH!

De son nom complet Ouvroir Universel et Temporaire de Créations Hasardeuses, OUTCH ! est une association culturelle qui développe une démarche de démocratisation de la culture. 

Le nom et l’acronyme de OUTCH montrent à la fois l’aspect élitiste reconnu de l’art contemporain et notre volonté de le rendre accessible.

Clara Fagot-Revurat, trésorière.

J’ai fondé cette association avec Clara Fagot-Revurat en mars 2017, et la préside depuis. Je complèterais ce qu’elle a dit en précisant qu’au delà de la volonté d’accessibilité, nous cherchons à montrer que l’art contemporain peut s’appréhender simplement, en faisant appel à nos sensibilités propres. 

Notre action première résulte d’un constat alarmant : la culture ne serait accessible intellectuellement qu’à une sélection de personne. La première étape dans cette réflexion est de confronter différents publics à la culture, notamment en organisant des expositions au sein de lieux non habitués à en recevoir. Ces expositions font correspondre l’univers d’un artiste avec l’appréciation présumée d’un public ciblé. Il s’agit de présenter une œuvre d’art contemporain au plus proche de leur problématique. L’association porte un double objectif : sortir l’art de ses murs et dédramatiser la vision inintelligible de l’art contemporain par une médiation adaptée au lieu et au public.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site.

Ecoutez le podcast de l’émission ↓

De l’art sur mesure : Association OUTCH!

Merci à Mme Céline Lutz du journal hebdomadaire La Semaine pour cet article paru le jeudi 14 décembre 2017. Lors d’une interview avec elle, j’ai eu l’occasion de présenter l’association OUTCH! que j’ai fondé en mars 2017 avec Clara Fagot-Revurat et préside depuis. Mme Lutz met en avant et à juste titre notre offre clefs-en-main, qu’elle nomme sur mesure. Nous sommes convaincus de l’importance de l’art et de la culture. Le constat est effrayant, l’art et la culture sont plus des facteurs d’inégalités plutôt que des objets d’émerveillement et d’épanouissement personnel et collectif. C’est pourquoi nous mettons tout en oeuvre pour ouvrir les portes de cet univers et permettre à tout un chacun d’y plonger, notamment à travers notre premier cycle d’expositions nommé SUPERPOSITION.

Pour toutes informations complémentaires, n’hésitez pas à visiter le site de l’association et à nous contacter.

A très vite.

L’art de l’idiotie, l’idiotie de l’art :

Cette semaine quelques étudiant.e.s de l’ENSAD Nancy ont participé à un workshop autour de l’idiotie et comment en faire de l’art. Ainsi, hier, jeudi 24 novembre 2017 la vingtaine de jeunes gens ayant pris part à cet atelier ont proposé une performance dans l’enceinte de leur établissement.

Qu’est-ce que l’idiotie ?

Cela pose une question, a priori, simple : qu’est-ce que l’idiotie, qu’est-ce qu’un.e idiot.e ? À travers de nombreuses discussions, les étudiant.e.s sont arrivé à s’accorder autour d’une notion de l’idiotie. Plus précisément autour de l’action de « faire l’idiot.e ». Cela serait accepter de friser l’absurdité pour gêner, choquer et faire rire. Cette définition partielle m’intéresse. Je vais tenter de la compléter, car c’est un sujet de débat fréquent et important avec mon entourage. Partons de la définition du Larousse.

L’idiotie, nom féminin : Manque d’intelligence, de bon sens, défaut de compréhension de quelqu’un. Action, parole qui dénote un esprit obtus ou un manque de réflexion ; œuvre d’un niveau intellectuel très bas.

Nous sommes ici dans une définition totalement opposée à celle proposée par cette performance, dont je vous parlerai plus loin. En effet, les étudiant.e.s propose de voir une sorte d’intelligence dans l’idiotie. Alors que j’aurais plutôt tendance à y voir, comme la définition du Larrouse, un manque de réflexion. J’entends dans ma définition personnelle qu’un.e idiot.e présenterait une incapacité de se remettre en question, c’est-à-dire, une incapacité d’accepter et de développer une réflexion autour de ces actions et de sa manière de penser. On pourrait dire que cela est le fardeau d’une personne obtuse. Cependant, cela dénote largement d’un « manque d’intelligence » pour moi. Un.e idiot.e est condamné.e à vivre à travers un unique prisme de pensé, à ne jamais sortir de sa zone de confort ou de ces cadres de références. Plus simplement, un.e idiot.e, selon moi, accepte les informations à travers son seul point de vue et par conséquent les retransmet sans analyse. Mais alors que ma définition est bien éloignée de celle réfléchie par ces artistes en devenir, pourquoi écrire dessus ?

La performance

Cette performance parlait, en perspective de ma définition, de « faire l’idiot.e ». Ainsi énoncées, nos deux définitions se rejoignent aisément. Face à un.e véritable idiot.e, il n’est pas rare de se sentir gêner pour cette personne. « Faire l’idiot.e » est donc accepter de friser l’absurdité pour gêner. C’est une recherche consciente de l’absurdité qui marque sûrement une forme d’intelligence. À partir du moment où nous parlons du « faire », il était évident qu’en tant que spectateur nous regardions « faire quelque chose ». Ainsi nous avons assisté à une séance quasi militaire de nettoyage. Chaque agent d’entretien écoutait et attendait les ordres du chef de plus en plus absurdes. Les balayeurs n’avaient de cesse de balayer entre les spectateurs, puis de passer avec une serpillière sèche. Un moment fort de sens : le chef ordonne de déplacer l’escabeau vers le mur, tout en grimpant à son sommet pour s’y tenir, fier, en attendant le déplacement qui a eu évidemment lieu. Immergé dans un chassé-croisé de prétendue propreté, on nous guide vers un mur noir entièrement recouvert de dessin à la craie. C’est une fresque que je n’ai pas eu le temps d’observer, car très rapidement nos agents ont commencé à la faire disparaître. Quel sens y a-t-il ici ? Un sens très immédiat montre une résistance face à leur institution qui n’accepte pas la « dégradation ». Cette performance dégrade et répare salement sous l’égide de l’art. Ils sont intouchables et l’administration contemple comme tous les autres spectateurs ses interdits dépassés et exposés. Mais cela avance également un côté très humoristique face à l’art et l’usage qu’on peut faire de l’art : la manière de regarder l’art. Il est coutume et même logique de regarder quelque chose. Ici, on regarde l’effacement progressif de ce quelque chose. On regarde la destruction de ce qui ressemblait le plus à de l’art, puis on comprend que cette destruction est une réparation. Le public est perdu. C’est gagné. Cette performance a fait l’idiote avec intelligence et n’a laissé derrière elle que les traces de la résistance.

“L’idiotie est l’essence des hommes.”

Bill Watterson, Calvin et Hobbes